#1Mois1Alumna Engagée: Elise MANN M(26) – “ Rester curieux, s’informer et oser s’impliquer dans les sujets RSE, même en début de carrière ».
08/02/2026
Elise Mann M(26)
“ Rester curieux, s’informer et oser s’impliquer dans les sujets RSE, même en début de carrière ».
Diplômée de l’école d’ingénieurs agronomes de Purpan, j’ai choisi de poursuivre mon parcours avec le Master MIPC (ESSEC x ISIPCA x CY Cergy) pour me spécialiser en marketing dans la cosmétique et la parfumerie. Je suis actuellement en alternance chez Mustela en tant qu’Assistante Chef de Produit Développement. Ce poste me permet de travailler au quotidien avec de nombreuses équipes : formulation, packaging, affaires réglementaires, études, et de comprendre concrètement comment un produit est construit, de l’idée initiale jusqu’à sa mise sur le marché. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est d’être au croisement entre les attentes des consommateurs, les contraintes business et les enjeux RSE, qui sont très présents chez Mustela. En tant que jeune professionnelle, j’essaie d’apprendre à naviguer entre ces dimensions tout en restant fidèle à mes valeurs et à celles de l’entreprise : exigence, transparence et volonté de faire mieux pour les familles et pour l’environnement.
Stéphane HEDONT HARTMANN E (05)
.S.B : Quel est ton parcours et qu'est ce qui t'a amené à t'intéresser au sujet de la RSE ?
EM : Mon intérêt pour la RSE est né progressivement, à la fois grâce à ma formation d’ingénieure agronome et à mon expérience chez Mustela. En arrivant dans l’entreprise, j’ai découvert une marque déjà très engagée sur ces sujets. En travaillant sur le développement de produits du quotidien pour les bébés et les parents, j’ai pris conscience de l’impact que peuvent avoir des décisions apparemment « techniques » : choix des ingrédients, conception des emballages, sourcing des matières premières, mais aussi transparence vis-à-vis des consommateurs. Cela m’a donné envie d’aller plus loin et de mieux comprendre comment la RSE s’intègre de manière stratégique dans une entreprise cosmétique, au-delà des simples engagements de communication.
E.S.B : La RSE, concrètement dans ta vie ?
EM : Pour moi, la RSE n’est pas qu’un concept théorique ou réglementaire : c’est plutôt un fil conducteur au quotidien. Au sein de mon alternance, je vois concrètement comment cela se traduit au quotidien à travers des projets d’éco-conception, des réflexions sur les emballages, ou lors de l’initiative proposée aux collaborateurs. Être immergée dans cet environnement me permet de voir à quel point ces enjeux sont à la fois complexes et essentiels pour les entreprises. Sur le plan personnel, cela influence aussi mes habitudes : consommer plus local, être attentive à la composition des produits, privilégier la qualité à la quantité, et soutenir des initiatives engagées. La RSE n’est pas pour moi une liste d’actions isolées, mais une cohérence entre ce que l’on fait, ce que l’on soutient et ce que l’on choisit au quotidien.
C’est aussi très inspirant de savoir que les valeurs du groupe Expanscience, et notamment celles incarnées par Mustela, seront portées directement auprès des étudiants à travers l’intervention de Sophie Robert Velut à l’ESSEC. Son approche, tournée vers la coopération et la responsabilité collective, me conforte dans l’idée que les enjeux RSE peuvent être à la fois stratégiques et sincères.
E.S.B : Comment définis-tu la RSE ?
EM : « Pour moi, la RSE consiste avant tout à se poser la question de l’impact de ses actions, que l’on soit étudiant, salarié ou entreprise. Dans la cosmétique, cela signifie développer des produits efficaces et sûrs, tout en étant attentif à leur impact environnemental et social. Cela implique aussi de réfléchir aux conditions de production des matières premières et à la manière dont on communique avec les consommateurs. Je vois la RSE comme une démarche d’amélioration continue : on ne peut jamais dire que tout est parfait, mais on peut toujours progresser.
E.S.B : Comment peut-elle être utile au business ?
EM : " Dans la cosmétique, la RSE est aujourd’hui un vrai facteur de différenciation. Les consommateurs, et notamment les jeunes parents, attendent des marques qu’elles soient engagées et transparentes. Le retour sur investissement peut se voir à plusieurs niveaux : meilleure fidélisation des clients, image de marque plus forte, attractivité pour les talents, mais aussi anticipation des futures réglementations. Pour moi, investir dans la RSE, ce n’est pas seulement une contrainte : c’est une manière de préparer l’avenir de l’entreprise et de la rendre plus résiliente sur le long terme.
E.S.B : Que voudrais-tu dire aux Alumni ESSEC du Club et aux autres ?
EM : Je leur dirais que la RSE est un domaine très riche, qui touche à de nombreux métiers : marketing, finance, développement produit, supply chain, RH… On peut s’y engager quel que soit son parcours. Les opportunités de se former et de s’engager n’ont jamais été aussi nombreuses, et il n’est pas nécessaire d’être “expert” pour contribuer : chacun peut, à son échelle, y participer, que ce soit en entreprise ou dans sa vie personnelle. Les défis sont importants, mais il existe aussi de nombreuses initiatives inspirantes et des solutions en train d’émerger. Le plus important est selon moi de rester curieux, de s’informer et d’oser s’impliquer dans ces sujets, même en début de carrière.
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