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Cycle de conférences Beaux-Arts 2026-2027~ Hommage à l’art espagnol

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52 participants et 6 intéressés
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Maison des ESSEC
11, Avenue de Friedland
75008 PARIS
11, Avenue de Friedland 75008 PARIS

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Cycle de conférences 2026-2027 :

Hommage à l’art espagnol

Ce nouveau cycle de conférences est un hommage à l’art espagnol et propose un panorama de la création artistique en Espagne et dans les territoires hispaniques au cours des quatre derniers siècles. L’actualité culturelle à Paris est à l’heure espagnole : le musée Jacquemart-André clôture bientôt l’exposition Splendeurs du baroque, le musée du Louvre ouvrira à l'automne deux nouvelles expositions, Zurbaran et la Sculpture espagnole du 17ème siècle. Parallèlement, un programme de recherche scientifique, le RETIB, inventorie les peintures espagnoles dans les collections publiques françaises et entend démontrer l'importance de la production ibérique dans l’histoire de la peinture européenne et la faire redécouvrir au public français. 
Le Club ESSEC Beaux-Arts fait appel à des intervenants de grande qualité, des conservateurs de musées, des chercheurs et universitaires, impliqués dans cet élan de recherche et de valorisation de la peinture espagnole.

  • Mardi 6 octobre : La Galerie espagnole de Louis-Philippe

Christine Chardon, membre du club ESSEC Alumni Beaux-Arts

La Galerie espagnole, aussi appelée « Musée espagnol » a été fondée au sein du Palais du Louvre sur décision du roi Louis-Philippe en 1838. Il avait envoyé le baron Taylor et le peintre Dauzats en Espagne en 1835 afin d’acquérir pour « son compte personnel » un ensemble représentatif des peintures des Ecoles espagnoles. La peinture espagnole du Siècle d’Or, conservée dans les palais et monastères de la péninsule ibérique, était alors presque inconnue en France, sauf de quelques voyageurs. Le public parisien découvrit alors les chefs d’oeuvres de Velázquez, Murillo, Ribera, Zurbaran, Goya, Valdès Leal, Cano, Tristan … Mais la Galerie de Louis-Philippe fut fermée dix ans plus tard. La Révolution de 1848 détrône le roi Louis Philippe et instaure la deuxième République. Les oeuvres sont restituées au roi déchu, qui les emmène en Angleterre. Après sa mort, les oeuvres seront vendues à Londres en 1853 et seront en grande partie acquises par des collectionneurs anglais.

  • Lundi 2 novembre : Au Département des Peintures du musée du Louvre : le RETIB et le nouvel accrochage des salles de peintures ibériques 

Iris Romagné, assistante de conservation au musée du Louvre et doctorante à CYU Cergy Paris Université et à la UNED

Depuis 2012, le musée du Louvre est engagé dans un projet de recensement des tableaux ibériques dans les collections publiques françaises (1300 – 1870), le RETIB. L’objectif de ce programme est d’abord d’identifier ces peintures, car si certaines, bien connues et documentées, font figure d’œuvres emblématiques, elles ne peuvent pas résumer à elles seules le corpus de la peinture ibérique en France, régulièrement enrichi par des découvertes et des changements d’attribution. Mais il s’agit également de retracer l’histoire de ces tableaux en France, lorsque cela est possible, et ainsi de faire émerger le nom d’un certain nombre de collectionneurs et d’amateurs de peintures ibériques, qui prouvent la richesse de la réception de l’art espagnol et portugais en France. Pour mener à bien ce travail, le RETIB s’appuie sur un réseau de professionnels du patrimoine et d’universitaires : nous verrons le rôle de chacun à travers l’étude de certains exemples qui nous ont confrontés à des problématiques d’attribution ou de provenance, du tableau d’une église du Val-de-Marne redonné à un élève de Velázquez à l’esquisse de Murillo retrouvée dans la réserve d’un musée…
Si ce programme s’intéresse aux collections de tous les musées et églises de France, le musée du Louvre a également travaillé à mettre en valeur ses collections ibériques par la restauration de ses salles. En présentant ce nouvel accrochage, visible depuis le 1er décembre 2025, nous parlerons de la grande diversité de métiers du musée qui œuvrent ensemble à la présentation et à la mise en valeur des collections.

  • Lundi 7 décembre : Vélasquez et les grands maîtres du siècle d’or

Cécile Vincent-Cassy, professeure des Universités, Chaire Histoire de l’art et patrimoine hispaniques CY Cergy Paris Université - CNRS/Cergy Paris Université/UMR Héritages

Diego Velázquez, monstre sacré de l'histoire de l'art espagnol, naquit à Séville en 1599, devint peintre de Cour en 1623, et ne retourna semble-t-il jamais dans sa ville natale. Il y laissa le champ libre à d'autres artistes, en particulier à Francisco de Zurbarán, d'un an son aîné, auquel le musée du Louvre consacre une exposition en 2026-2027. Ces deux peintres furent par ailleurs les contemporains d'Alonso Cano (1601-1667), formé dans le même atelier que Velázquez. Cano rivalisa avec l'un et l'autre tout en excellant dans deux autres arts, la sculpture et la peinture. En comparant leurs destins respectifs, nous aborderons le développement de ce que l'on a appelé le Siècle d'Or de la peinture espagnole. Cette époque de splendeur dépassa la génération de ce trio né autour de 1600, dont Velázquez, Zurbarán et Cano ne furent d'ailleurs pas les représentants exclusifs. Nous évoquerons quelques-uns de ceux qui les suivirent, aux noms plus ou moins connus aujourd'hui : Antonio de Pereda (1611-1678), Juan Carreño de Miranda (1614-1685), Francisco Rizi (1614-1685), Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682), Juan de Valdés Leal (1622-1690), ou encore Claudio Coello (1642-1693), et ne manquerons pas de placer cette production picturale dans le contexte plus large de la Monarchie hispanique gouvernée par les Habsbourg.

  • Lundi 4 janvier : L’art hispanique colonial

Cécile Vincent-Cassy, professeure des Universités, Chaire Histoire de l’art et patrimoine hispaniques CY Cergy Paris Université - CNRS/Cergy Paris Université/UMR Héritages

L’art colonial, ou vice-royal, de l’Amérique hispanique, est un art pluriel, à dimension continental, dont les premiers témoignages datent des premières décennies de la conquête, dans les années 1550-1560. Il a connu plusieurs périodes à mesure que les ateliers ont pu répondre à la demande de production artistique localement. Il s’est éteint avec les indépendances des états-nations latino-américains au début du XIXe siècle. L’art vice-royal a deux aires principales, l’aire mésoaméricaine, qui est celle du vice-royaume de Nouvelle Espagne, et l’aire andine, qui est celle de la vice-royauté du Pérou. Tout au long du XXe siècle, l'historiographie de cet art s'est constamment attachée à déterminer le degré d'originalité de cette production artistique, issue de modèles européens transposés en Amérique après l'implantation espagnole sur le continent américain. De grands noms comme ceux de Cristóbal de Villalpando, Diego Quispe Tito ou Miguel de Santiago, véritables Michel-Ange nationaux, ont concentré l’attention. Nous expliquerons que cette quête de grands noms s’accompagne de préjugés, appliqués à des formes d’art multiples, éloignées du canon esthétique européen, et perçues négativement (par ex. comme un art sans perspective géométrique). Nous nous demanderons si l’on peut distinguer une série de catégories récurrentes appliquées à l’étude de l’art ibéro-américain de l’époque moderne. Nous nous attarderons sur des formes d’expression picturale « propres » : les paravents, les tableaux de castes, les « vrais portraits » d’images religieuses. Ces œuvres suscitent un engouement sur le marché de l’art aujourd’hui et, en parallèle, un intérêt renouvelé dans la recherche en histoire de l’art.

  • Lundi 1er février : La sculpture espagnole : couleur et mouvement 

Agathe Bonnin, docteure en histoire de l'art et études hispaniques, et chercheuse postdoctorale à CY Cergy Paris Université.

La conférence propose une introduction à la sculpture dans l'Espagne du 16e au début du 18e siècle, en écho à l'exposition qui s'achèvera juste avant au musée du Louvre. Par-delà les considérations techniques et stylistiques, on explorera les usages et l'impact émotionnel de ces œuvres au moment de leur création. On verra comment leurs corps de bois polychromés étaient animés dans les cérémonies par des jeux de lumière, des parements ou des articulations mécaniques. La conférence suivra ensuite plus en détail la vie et l'oeuvre de deux figures clés de cet art : Alonso Cano et Luisa Roldán.

  • Lundi 1er mars : Goya, un autre regard sur le monde

Joëlle Arches, Conservatrice du Patrimoine en chef, Directrice des musées Goya et Jean Jaurès de Castres

Peintre et graveur espagnol de génie, Francisco de Goya (1746-1828) est l'une des figures majeures de l'histoire de l'art. Témoin des bouleversements politiques et sociaux de son temps, il a su faire évoluer son œuvre du raffinement des portraits de cour de la monarchie espagnole vers une expression plus libre, plus personnelle et profondément novatrice, annonçant l'art moderne. Cette conférence invite à explorer les différentes facettes de son œuvre, depuis les scènes lumineuses de ses débuts jusqu’aux mystérieuses Peintures noires, où se mêlent satire, violence, rêve et réflexion sur la condition humaine.

  • Lundi 10 mai  : L’influence du réalisme espagnol dans la peinture du 19ème siècle, la "manière espagnole" de Manet

Isabelle Girodet, historienne de l’art et conférencière

L’attrait des peintres français du XIXe siècle pour l’art espagnol s’explique en partie par l’ouverture, en 1838, de la Galerie espagnole du Louvre, créée à l’initiative de Louis-Philippe. Cette collection permit de faire découvrir au public et aux artistes français les grands maîtres espagnols.
Les œuvres de Velázquez, Ribera, Murillo et Goya devinrent alors des références majeures. Leur sens du réalisme, leur naturalisme et les effets dramatiques du ténébrisme suscitèrent un vif intérêt auprès des artistes de la génération romantique puis réaliste.
Dans ce contexte, le voyage en Espagne s’imposa comme une étape essentielle de la formation artistique. La célèbre formule de Delacroix, « Rome n’est plus dans Rome », prononcée lors de son séjour au Maroc en 1832, pourrait parfaitement illustrer ce déplacement du regard vers la péninsule Ibérique.
Après Courbet, qui posa les fondements du réalisme français, Manet s’affirma comme l’un des principaux acteurs de la modernité picturale. Son admiration pour l’art espagnol transparaît dans de nombreuses œuvres, au point que l’on a souvent évoqué chez lui une véritable « manière espagnole ».
À sa suite, toute une génération de peintres découvrit et étudia la peinture espagnole à travers son regard. Cet engouement contribua durablement à la reconnaissance de l’école espagnole en France, au point d’en faire l’une des sources essentielles de l’art moderne.

  • Lundi 7 juin : Dali, Miro, Picasso, les trois grands d’Espagne

Juliette Pozzo, chargée de recherches au Musée Picasso

Salvador Dalí, Juan Miró et Pablo Picasso ont vu leur renommée s’établir conjointement au cours du XXe siècle en suivant des trajectoires artistiques bien différentes. Ce portrait croisé sera l’occasion de s’intéresser aux innovations esthétiques qu’ils ont su faire éclore, aux rapports mutuels qu’ils ont entretenus, tout en questionnant leur rapport à l’Espagne mais également au Surréalisme. Mise bout à bout, leur œuvre forme un cadavre exquis que nous tenterons de décrypter.

Les conférences du Club ESSEC Alumni Beaux-Arts sont organisées à la Maison des ESSEC 11 avenue de Friedland, 75008, Paris à 20h00, fin à 22h00. Elles sont précédées d’un cocktail amical à partir de 19h00.

Ce cycle de conférences sera complété par un voyage à Madrid et Tolède en mai 2027 et des visites guidées notamment du nouvel accrochage des salles espagnoles au musée du Louvre.


Clubs Loisirs
Billet Fin de vente Restants Prix
Cycle de conférences Beaux-Arts 2026-2027 - Tarif préférentiel cotisants ESSEC
Place réservée aux cotisants du groupe ESSEC (et leur conjoint)
Réservé : Cotisant, Utilisateur connecté
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270,00 €
Cycle de conférences ESSEC Beaux-Arts 2026-2027 - Plein tarif
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320,00 €
Cycle de conférences ESSEC Beaux-Arts 2026-2027 - Tarif préférentiel étudiants ESSEC
Place réservée aux étudiants du groupe ESSEC
Réservé : Etudiant, Utilisateur connecté
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50,00 €

Maison des ESSEC

11, Avenue de Friedland 75008 PARIS

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