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Anne-Gaëlle Huon (E07), auteure : « Le plus dur n’est pas d’écrire mais d’oser y croire »

Interviews

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18/09/2017

À l'occasion de la rentrée littéraire, Anne-Gaëlle Huon (E07) publie son second roman, Le Bonheur n’a pas de rides, chez City Éditions. Elle raconte à ESSEC Alumni cette nouvelle histoire… et sa vie d’auteure à New York. 

ESSEC Alumni : Que raconte Le bonheur n’a pas de rides ?

Anne-Gaëlle Huon : C’est l’histoire d’une vieille dame prénommée Paulette. Elle a 85 ans, un caractère bien trempé, et pas toute sa tête. Enfin, ça c’est ce qu’elle prétend. Cette dame va se retrouver malgré elle la nouvelle pensionnaire d’une auberge perdue en pleine campagne où les pensionnaires comptent plus d’années que de dents. Elle n’aura alors plus qu’une obsession : en partir ! Pour faire passer le temps, notre héroïne va enquêter sur les autres habitants qui semblent protéger de bien sombres secrets…
Les lecteurs décrivent ce roman comme un texte optimiste et lumineux, qui les fait sourire autant qu’il les émeut. Le Bonheur n’a pas de rides parle d’amour et d’amitié à l’heure où on ne s’y attend plus. Paulette est sur le point de vivre une aventure qui va changer sa vie, et peut-être enfin lui donner un sens…

EA : Pourquoi avoir choisi de relater l’histoire d’une femme âgée ?

A-G. Huon : L'idée de ce livre m'est venue dans l'auberge de mon père, un hôtel restaurant où je l'aidais à faire le service. Entre le plat du jour, le coup de feu de midi et les frites faites maison, j'ai fait la connaissance d'une habituée, une vieille dame qui avait sa table attitrée et qui s'assurait d'être toujours désagréable lorsque je prenais sa commande. Un jour, cette vieille dame n'est plus venue. À présent, elle continue de vivre dans ce roman…
Les grand-mères font des héroïnes formidables. J’aime visiter leur rapport au monde actuel, les observer vivre, encombrées de leurs secrets et de leurs souvenirs. Je crois qu’il y a une forme de catharsis, une façon de contenir un peu une angoisse du temps qui passe en faisant vivre des aventures extraordinaires à des dames très âgées et surtout très attachantes.

EA : Comment passe-t-on de l’écriture de Moi, Bidule, livre pour enfants, à un roman ?

A-G. Huon : Moi, Bidule était une petite parenthèse poétique et colorée. Je suis plutôt attachée au roman (mon premier, Buzz, est sorti en juin 2015 chez City Editions) même si j’apprécie le format de la nouvelle aussi. Je réfléchis en ce moment à un recueil dans cette idée-là.

EA : Et d’une école de commerce à une carrière d’auteur ?

A-G. Huon : Ah, ça ce n’est pas le plus facile ! La passion d’écrire a toujours été là, des premières rédactions enfantines aux ateliers d’écriture auxquels je participais après le boulot. Le grand saut en avant s’est fait à l’occasion de notre départ en famille pour New York. J’ai démissionné de mon job à Paris et, en attendant mon visa de travail américain, je me suis lancée via l’autoédition sur Amazon. Le plus dur n’est pas d’écrire mais plutôt d’oser y croire et d’y consacrer du temps sans se juger trop durement. Nos voix intérieures sont rarement les plus bienveillantes…

EA : Aujourd’hui, comment faites-vous pour vivre de l’écriture ?

A-G. Huon : L’édition reste un monde où il n’est pas facile de trouver sa place. J’ai eu la chance d’être publiée dès mon premier roman. Quant au dernier, lancé en avant-première sur Amazon il y a deux mois, il s’est hissé en quelques semaines en tête des ventes. Cela pourrait augurer de belles choses quant à sa sortie en librairie avec City Editions, et pourquoi pas aussi pour la suite de cette aventure d’auteur. Il n’en reste pas moins qu’il reste difficile de vivre de sa plume. J’exerce en parallèle en tant que freelance en marketing, un format flexible et stimulant qui me permet de concilier business et création.

 

Propos recueillis par Louis Armengaud Wurmser (E11)

 

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