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Hugues Bouthinon-Dumas, responsable de la Prep’ENA ESSEC : « Les vocations pour le service public et l’intérêt général se multiplient parmi les alumni »

Actus de l'école

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22/01/2019

Le saviez-vous ? L’ESSEC compte près de 120 alumni énarques identifiés. Et ce chiffre devrait augmenter sensiblement dans les années à venir, grâce à la nouvelle Prep’ENA que l’école vient de lancer. Rencontre avec le responsable du programme, le professeur Hugues Bouthinon-Dumas

ESSEC Alumni : Pourquoi l’ESSEC a-t-elle décidé de lancer une Prep’ENA ? 

Hugues Bouthinon-Dumas : Pour être précis, il existait déjà une possibilité de suivre des cours orientés vers le service public à l’ESSEC, notamment grâce aux Filières Droit, Économie, Négociation et Gouvernance internationale ainsi qu’à la Chaire d’Économie urbaine. Cependant, à un moment où les vocations pour le service de l’intérêt général et pour les carrières dans les organisations publiques se multiplient parmi les alumni, il nous a paru important de refondre en profondeur la formule d’accompagnement de ces vocations, pour que nos étudiants aient les meilleurs chances d’intégrer l’ENA et plus largement de devenir hauts fonctionnaires. Car si la filière prépare en priorité à l’ENA, qui constitue le plus connu des concours administratifs, elle invite les étudiants à également envisager d’autres carrières, comme le Quai d’Orsay ou la Banque de France, sans oublier la fonction publique européenne et internationale (FMI, Banque mondiale, OCDE…), qui offre de très belles perspectives, notamment à ceux qui n’ont pas la nationalité française.

EA : Concrètement, en quoi consiste la Prep’ENA ? 

H. Bouthinon-Dumas : La préparation se déroule en deux temps. Pendant le cycle Master de la Grande École, les étudiants de la filière doivent faire au moins un stage dans le secteur public et suivre 3 cours permettant d’acquérir des compétences utiles pour les métiers de la fonction publique : droit public, économie, géopolitique… Ils doivent ensuite suivre un cours qui prépare spécifiquement aux concours de la fonction publique, en présentant leurs différentes épreuves et en expliquant comment aborder les questions comme doit le faire un haut fonctionnaire. C’est à la fois un premier entraînement aux concours et une façon de se familiariser avec les modes de raisonnement de l’État et du secteur public. À ce titre, la filière peut aussi intéresser ceux qui ne veulent pas forcément devenir fonctionnaires, mais qui ambitionnent de collaborer avec la sphère publique, comme consultants ou avocats, ou bien de travailler dans les entreprises publiques ou parapubliques (CDC, AFD…).
Ensuite, soit en dernière année, soit l’année qui suit immédiatement leur diplomation, les ESSEC peuvent accéder directement à la Prep’ENA de l’École Normale Supérieure (Ulm) et de la Sorbonne (Paris 1), qui a les meilleurs résultats aux concours, dans le cadre d’un nouveau partenariat qui vient d’être signé. Plus besoin donc de passer par Sciences-Po, comme le faisaient la plupart jusqu’à maintenant.

EA : À quels profils s’adresse la Prep’ENA ? 

H. Bouthinon-Dumas : Cette filière intéressera d’abord des élèves ambitieux. Il s’agit de passer un concours encore plus sélectif que celui de l’ESSEC ! Mais surtout, bien sûr, il faut être prêt à travailler pour l’État, avec tout ce que cela implique ; n’oublions pas que nous parlons d’un concours de recrutement pour la haute fonction publique, plus encore que d’un concours de sélection pour une grande école. Ce n’est pas fait pour tout le monde, même s’il est évident qu’une partie des élèves de l’ESSEC ont des affinités avec cette voie.

EA : ESSEC Alumni a identifié près de 120 diplômés également passés par l’ENA. Et il y en a peut-être plus… Avez-vous vocation à fédérer et animer ce réseau ? 

H. Bouthinon-Dumas : Effectivement, on trouve des alumni en ambassade, en préfecture, au Conseil d’État, à la Cour des comptes, à la Banque de France et dans la plupart des ministères et des grandes institutions publiques. Sans surprise, ils sont particulièrement nombreux à Bercy – à la direction du budget ou à l’inspection des finances en particulier. D’autres ont poursuivi leur carrière dans des grandes entreprises, sont devenus avocats ou font de la politique.
Un des enjeux de la nouvelle Prep’ENA est de renforcer les liens entre l’ESSEC et ces diplômés. Je souhaite que cette communauté soit plus consciente de sa propre existence, et plus active. Certaines initiatives vont déjà dans ce sens. De jeunes ESSEC-ENA animent certains enseignements de la filière. Il est aussi prévu d’organiser régulièrement des rencontres intergénérationnelles, pour aider nos étudiants à mieux connaître les métiers du secteur public et à intégrer ce réseau. Dans la même optique, un groupe Facebook « ESSEC – Affaires publiques, européennes et internationales » a été créé sur l’initiative d’étudiants pour échanger et partager des opportunités professionnelles dans la fonction publique. ESSEC Alumni mène aussi une réflexion sur le sujet. Et si vous lisez ces lignes et que vous êtes vous-même intéressé, n’hésitez pas à me contacter !

 

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