/medias/image/5285421595cd465a7ac725.png
Retour aux actualités
Article suivant Article précédent

L’engagement : en équipe, en entreprise et au-delà…

Conseils de pros

-

31/10/2018

En attendant votre prochain entretien individuel avec ses coachs, le Service Carrière d’ESSEC Alumni vous donne ses conseils pour évoluer dans le marché du travail, en partenariat avec des experts. Aujourd’hui, Jérôme Cohen, fondateur-président d’Engage, communauté interdisciplinaire de 5 000 membres actifs et plateforme d’apprentissage, d’action et de transformation sociale et environnementale, vous exhorte à vous engager, en équipe, en entreprise et au-delà, pour relever les défis du XXIe siècle.

S’engager : le mot est sur toutes les lèvres depuis quelques mois, et plus encore depuis ce torride été 2018, accélérateur de prise de conscience. De l’entreprise aux politiques, du citoyen au salarié, de l’individuel au collectif, l’engagement s’invite dans tous les cénacles et s’impose en valeur cardinale. S’engager donc, mais pour qui, pour quoi, avec qui ? Les causes, les opportunités, les espaces possibles semblent sans limite. Et si nous nous intéressions d’abord à l’entreprise comme terrain de jeu ?

Larry Fink, président du fonds d’investissement BlackRock (plus de 5 000 milliards d’euros d’actifs en 2016), a récemment exhorté les entreprises dont il est actionnaire à s’engager, en favorisant la création de valeur à long terme. Son analyse est simple : avoir le bien commun comme horizon, c’est assurer la pérennité d’une entreprise dans le nouveau monde qui se dessine, en maintenant la fidélité de ses consommateurs, salariés et actionnaires. À l’heure de l’anthropocène, de l’accélération des complexités et du développement des instabilités, l’entreprise doit plus que jamais s’ancrer dans cette réalité. Sa capacité d’impact est immense, sur son écosystème et sur les femmes et les hommes qui la constituent.

Lors d’une récente conférence, Pierre-Étienne Franc, vice-président du groupe Air Liquide en charge de l’activité hydrogène énergie, invitait à définir un nouveau dialogue entre performance et vertu : « Ma mission est de réconcilier l’entreprise et la cité au travers du développement de l’hydrogène, qui est une clef fondamentale de la transition énergétique ». S’engager, pour une entreprise, c’est effectivement et d’abord se réconcilier avec la cité. C’est aussi et concomitamment faire de l’entreprise un espace d’émancipation. « Permettre à chacun de s’épanouir, en s’appuyant sur ses propres motivations et convictions, et de contribuer à la mission que nous nous sommes collectivement donnée. »

C’est même là que réside probablement la clef de l’engagement, dans cette réconciliation entre convictions individuelles et responsabilités professionnelles – quête de cohérence, pour que se rejoignent « ce en quoi je crois » en tant qu’individu et « ce que je fais » au jour le jour dans mon organisation. Arup Ghosh, entrepreneur, fondateur de l’ONG indienne Tomorrow’s Foundation dans le domaine de l’éducation, confiait ainsi récemment : « Finalement, la seule question qui fasse sens est celle de la joie. Celle que l’on ressent lorsque l’on est en cohérence, authentique, lorsque l’on réussit, en somme, à être soi ».

Comment alors faciliter cette mise en cohérence ? La réponse se trouve probablement dans la facilitation et l’organisation d’un dialogue constructif entre l’individu et l’entreprise, visant à aligner les nouvelles responsabilités sociétales des organisations et la quête de sens des collaborateurs. L’objectif et le parcours sont ambitieux, car ils supposent une compréhension profonde et partagée des enjeux contemporains et l’acquisition, à tous les niveaux managériaux, de nouveaux savoir-faire et savoir-être : intelligence collective, sens critique, capacités créatives, empathie…

L’engagement ne doit donc pas être périphérique mais bien au cœur des organisations, de leurs missions et de leurs pratiques managériales. Car les grands défis du siècle appellent (urgemment) de nouvelles responsabilités et de nouvelles pratiques individuelles et collectives. Ils sont aussi une magnifique opportunité d’engagement pour le collaborateur, qui trouvera sa pleine mesure dans la satisfaction de cette quête de cohérence. Un double engagement dont chacun, individu et organisation, peut ressortir gagnant.

 

Propos recueillis par Solveig Debray Sandelin, responsable du Service Carrière d’ESSEC Alumni.

 



Illustration : © Freepik

48 vues Visites

J'aime

Commentaires0

Veuillez vous connecter pour lire ou ajouter un commentaire

Articles suggérés

Conseils de pros

Comment appréhender les cabinets de recrutement ?

JK

Jerry Knock

01 septembre

Conseils de pros

Face au changement, quel rôle et quel profil pour les leaders ?

CF

Corinne Forasacco

30 août

Conseils de pros

Management de transition : les meilleures chances de convaincre

AB

Aymeric BAS

03 avril