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Laurence Vivarès (E83), auteur : « Dans la pub comme dans les romans, il s’agit toujours de raconter une histoire »

Interviews

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12/11/2018

Après 30 ans dans la publicité, Laurence Vivarès (E83) vient de publier son premier roman, La Vie a parfois un goût de ristretto, aux éditions Eyrolles. Elle nous raconte son histoire… et celle de son livre.

ESSEC Alumni : Comment passe-t-on du monde de la publicité à l’écriture d’un livre ?

Laurence Vivarès : Dans la pub comme dans les romans, il s’agit toujours de raconter une histoire, de faire passer un message et des émotions. Même si la finalité diffère quelque peu… À dire vrai, je ne suis pas passée de la pub à l’écriture du jour au lendemain, j’ai toujours cultivé l’écriture en marge de ma vie professionnelle. Je crois qu’il est naturel et sain d’avoir plusieurs casquettes, plusieurs facettes. On est tous « multi-talents ». Même si nous sommes parfois obligés d’en privilégier un pour des raisons sociales, ou financières, c’est important de nourrir ses autres passions !  

EA : Comment avez-vous affûté votre plume d’auteur ?

L. Vivarès : J’écris depuis toujours. Déjà durant mes études à l’ESSEC, j’écrivais des textes dans L’Os à Poils, journal créé avec mes camarades de promo Pierre Blanc Sahnoun (E83) et Daniel Gaujac (E83) ! C’est là que j’ai fait mes premières armes.
Et puis je suis des ateliers d’écriture depuis quinze ans, c’est stimulant et ça aide à progresser. On se sent moins seul(e) face à la page blanche. L’un d’eux était organisé à Venise sur 3 jours, et c’est là qu’a germé l’idée du roman, dans un palais baroque vénitien en pleine aqua alta…

EA : Que raconte La vie a parfois un goût de ristretto ?

L. Vivarès : C’est un voyage intérieur et extérieur. Trois jours à Venise. Où l’héroïne se perd dans les méandres de la ville et dans ses souvenirs, pour mieux se retrouver, ou se trouver tout court, après une séparation amoureuse.

EA : Il s’agit d’une histoire de reconstruction, après une perte. Qu’est-ce qui vous a mené à aborder ce thème ?

L. Vivarès : Je crois que le thème de la perte est assez universel, même si chacun(e) a son propre vécu. Cela nous renvoie à notre triste et merveilleuse condition humaine. Il y a toujours un moment où l’on est confronté à l’épreuve de la séparation… C’est ainsi qu’on grandit. Cela nous oblige à nous relier à nous-mêmes, et à l’essentiel.

EA : Ce livre a-t-il une vocation thérapeutique ? Donne-t-il des clés pour se remettre d’une séparation ?

L. Vivarès : Sans doute, mais pas seulement… Ce n’est pas non plus un guide touristique. Je l’ai plutôt pensé comme une parenthèse, une escapade vénitienne qui secoue un tout petit peu et fait du bien… C’est doux et amer à la fois, comme un ristretto.

EA : Pourquoi avoir choisi Venise comme cadre de votre histoire ?

L. Vivarès : C’est plutôt Venise qui m’a choisie, ou plutôt envoûtée, lors de l’atelier d’écriture que j’ai déjà mentionné. Et puis Venise, c’est un peu une métaphore de l’âme et de l’inconscient : le plus important n’est pas ce que l’on voit ; es magnifiques palais sur l’eau tiennent grâce au million de pilotis cachés… C’est cette Venise pleine de mystère et de charme que j’ai voulu raconter. Faire un vrai roman romantique en quelque sorte !   

EA : Un livre, c’est aussi un éditeur – en l’occurrence, une éditrice, Marie Pic-Pâris Allavena (E84), directrice générale du Groupe Eyrolles. Comment vous êtes-vous rencontrées ? Et quel rôle a-t-elle joué dans ce projet ?

L. Vivarès : Nous nous sommes croisées durant nos études à l’ESSEC. Puis je l’ai recontactée il y a deux ans pour un projet d’ouvrage sur la parité femmes-hommes (ou plutôt son absence !) au top management, car je savais Marie très engagée sur ces sujets. J’entendais en outre de plus en plus parler d’Eyrolles, comme d’une maison d’édition qui faisait bouger les lignes. On s’est donc retrouvées, et le courant est très bien passé. J’ai senti une grande ouverture d’esprit chez Marie : c’est notamment sous son impulsion que la maison Eyrolles s’est mise à publier de plus en plus de romans. Elle m’a dit de lui envoyer mon roman à Venise, elle a bien accroché et a décidé de me donner ma chance. Elle n’est pas intervenue directement dans l’écriture, elle a plutôt fait travailler ses équipes. J’avais un peu peur de cette étape, mais au final j’ai trouvé cet accompagnement très respectueux et professionnel. Je suis très reconnaissante à Marie pour la confiance qu’elle m’a accordée !

EA : Quels sont vos prochains projets ? Envisagez-vous de quitter la publicité pour embrasser une carrière d’auteur à temps plein ?

L. Vivarès : Pour l’instant je savoure la sortie de ce premier ouvrage et découvre avec plaisir l’univers des libraires, des dédicaces, des salons… Tout a l’attrait de la nouveauté ! Je travaille par ailleurs sur un deuxième roman, très différent, qui se situe dans la pub et s’inspire de ma vie professionnelle. C’est plus poil à gratter !

Quant à continuer dans la pub, je ne sais pas, je suis à un carrefour de ma vie. Je resterai certainement dans le secteur mais autrement, pour avoir plus de temps. Et puis je ne voudrais pas dépendre de l’écriture pour vivre… Je veux pouvoir rester libre. Cette liberté de dire, de faire, c’est aujourd’hui pour moi ce qu’il y a de plus important.

 

Propos recueillis par Louis Armengaud Wurmser (E10), responsable des contenus ESSEC Alumni

 

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