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Hélène Frébault (E97), coach de vie amoureuse : « La conduite du changement s’applique aux relations humaines »

Interviews

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14/10/2019

Après avoir été consultante en accompagnement du changement, Hélène Frébault (E97) s’est reconvertie en coach de vie amoureuse. Deux activités qui ne sont pas sans lien. Explications.

ESSEC Alumni : En quoi le métier de coach de vie amoureuse consiste-t-il ? 

Hélène Frébault : J’accompagne des personnes célibataires ou en couple qui ne sont pas satisfaites de leur vie amoureuse et qui souhaitent y changer quelque chose pour être plus épanouies. Même certaines personnes en couple viennent me voir dans une démarche individuelle, avec l’espoir d’entraîner par ricochet un changement dans leur relation. 

EA : Quelle différence avec un conseiller conjugal ou un thérapeute pour couples ?

H. Frébault : En thérapie, on analyse sa situation présente et son passé amoureux, afin de comprendre « pourquoi » les choses bloquent. Le coaching permet quant à lui de déterminer « comment » débloquer les choses ; il s’agit d’une démarche active et pragmatique, sur quelques mois, pendant lesquels la personne accompagnée décide de se donner le temps, l’énergie et les moyens de changer sa vie amoureuse positivement et durablement – en étant guidée. 

EA : Quelles solutions concrètes proposez-vous à vos clients ?

H. Frébault : J’aide mes coachés à aller vers l’autre et à expérimenter pour gagner en confiance et en compétence amoureuses. Je travaille sur leurs leviers de changement, sur les meilleures façons de les motiver, ou encore sur les actions les plus efficaces à mettre en place pour les faire avancer. J’apporte un ancrage rationnel dans un domaine par définition très émotionnel. Car ce n’est pas parce que l’amour est magique, qu’il n’y a pas une certaine logique !

EA : Et ça marche ?

H. Frébault : Tout à fait ! Je pense à cette maman célibataire qui enchaînait depuis des années périodes de solitude et relations avec des hommes mariés, et qui après quelques mois a rencontré son partenaire de vie pour créer une superbe famille recomposée. Ou encore à ce jeune homme qui a pu reconquérir le cœur de sa belle après avoir compris les raisons de leur rupture et pris en compte son point de vue à elle.

EA : Comment êtes-vous devenue coach de vie amoureuse ?

H. Frébault : Après mon divorce il y a quelques années, j’ai ressenti le besoin de tout réapprendre de l’amour. Je me suis beaucoup documentée, j’ai cherché différentes sources (encore trop rares), je suis sortie de ma zone de confort, j’ai observé, j’ai expérimenté, j’ai appris. Sur mon parcours, j’ai rencontré beaucoup de gens et je me suis passionnée pour leurs histoires, jusqu’au moment où j’ai réalisé que j’étais plutôt douée pour guider les autres dans leur vie amoureuse. J’ai finalement décidé de me former pour structurer mes propres acquis et en faire mon métier. 

EA : Y a-t-il des points communs entre cette activité et celle de consultante en conduite du changement, que vous meniez auparavant ? 

H. Frébault : Tout ce que j’ai appris sur les dynamiques de changement m’est très utile aujourd’hui : résistance au changement, courbe de deuil, croyances limitantes ou aidantes, motivations humaines au changement, gestion des émotions, communication, etc. Je sais également pratiquer l’écoute bienveillante, creuser, challenger si nécessaire, et m’inscrire dans une logique d’expérimentation et d’action. 

EA : Qui sont vos clients ? 

H. Frébault : J’accompagne des femmes et des hommes, célibataires ou en couple, de trentenaires à sexagénaires, tous milieux socioprofessionnels confondus. 

EA : Pour quels sujets vous sollicitent-ils ?

H. Frébault : Les problématiques sont diverses : relancer une vie amoureuse atone, prendre confiance en soi et plaire, trouver enfin le bon partenaire, se remettre d’une rupture, sauver son mariage… Le plus passionnant, c’est de chercher les solutions adaptées à chacun. J’ai l’impression de mener une enquête : je recueille le témoignage (pas toujours objectif), je cherche les bonnes questions, je détecte des indices, je relève des incohérences, je creuse et j’oriente la personne pour l’aider à résoudre son énigme amoureuse personnelle.

EA : Vous organisez aussi des ateliers collectifs sur le thème de la vie amoureuse. Dans quel objectif ? 

H. Frébault : Le premier objectif est d’ouvrir le débat sur les relations amoureuses, sujet dont nous avons très peu l’occasion de parler ouvertement. Le second est de contrer l’idée reçue qu’être heureux en amour est surtout l’œuvre du destin ou une question de chance. La bonne nouvelle, c’est qu’avoir une vie amoureuse épanouissante dépend d’abord de soi !

EA : Et quel est le format de ces ateliers ?

H. Frébault : Ils durent de 2 à 3 heures et réunissent une douzaine à une quinzaine de personnes. Le format se veut interactif, l’ambiance bienveillante et ludique, afin que l’échange soit sans tabous et enrichissant. Pour moi, ces ateliers nourrissent ma créativité et ma pratique. Pour les participants, c’est un premier pas pour créer leur vie amoureuse. Beaucoup me font part de changements qu’ils opèrent dans la foulée de l’atelier. Certains se décident pour un coaching individuel.

EA : Quand vos prochains ateliers auront-ils lieu ?

H. Frébault : J’organise une nouvelle session de l’atelier « Provoquer le déclic pour changer de vie amoureuse ! » autour des croyances et scénarii amoureux, le dimanche 20 octobre de 14h30 à 17h30, pour laquelle je propose un tarif spécial aux alumni, à découvrir ici.

J’ai aussi prévu un nouvel atelier sur le thème « Vie amoureuse : créer sa chance pour trouver le(la) bon(-ne) partenaire (ou le/la garder) ! » le mercredi 20 novembre de 19h à 21h, au Cercle des Gens Bien et Bienveillants, fondé par Alexandre Favre. Là aussi, n’hésitez pas à vous inscrire dès maintenant !


Propos recueillis par Louis Armengaud Wurmser (E10), responsable des contenus ESSEC Alumni

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