Émilie Altomare (SMIB 2011) : de la passion au projet entrepreneurial
C’est en 2011 qu’Émilie Altomare (SMIB 2011) rejoint le programme ESSEC Master in Strategy and Management of International Business (SMIB) avec pour objectif de renforcer la dimension internationale de son parcours.
Alors qu’elle espère un stage, elle décroche son premier CDI chez Procter & Gamble. Fraîchement diplômée, elle met alors le cap sur Genève. « Il est certain que la marque ESSEC ouvre beaucoup de portes. L’ESSEC est une marque qui rassure les entreprises et c’est notamment grâce au réseau Alumni ».
Elle passera cinq années chez Procter & Gamble sur des fonctions marketing, avant de rejoindre le groupe Coty, puis Wella et enfin Roger Dubuis. Des expériences internationales qui la mèneront en Chine où elle officiera depuis Shanghai. Autant d’expériences qu’elle qualifie d’« hautement formatrices »
Projet personnel
Elle n’en oublie pas pour autant ses projets personnels. Passionnée de vin, elle prend le temps de passer un diplôme de sommelière. « L’idée n’était pas du tout d’en faire mon métier, mais simplement de mieux comprendre le vin. Je pense que déjà à l’époque, j’avais la conviction que connaître le vin me permettrait de mieux l’apprécier », explique-t-elle.
Elle enchaîne alors les cours le week-end et les sessions de révisions. Très vite, elle comprend que quelque chose cloche. « Vouloir connaître le vin demande bien trop d’efforts ! Il existe des applications pour apprendre les langues, l’Histoire ou l’Art. Mais quand il s’agit du vin, on ne trouve que des quiz : rien qui explique vraiment le vin! ».
Pédagogie ludique
C’est à ce moment-là que nait le projet Vino Master. « J’ai eu l’envie de rendre la connaissance du vin accessible à tous les amateurs ».
L’application mobile qu’elle développe associe modules d’apprentissage, min- jeux et dégustations, pour un apprentissage qui se revendique « accessible, ludique et durable ».
Un projet qui la passionne et qui lui donne l’envie de se tourner vers l’entrepreneuriat.
Les neurosciences au service d'un apprentissage durable
Dans ce projet, elle embarque sa meilleure amie, Anaïs Benni Blazejewski. Les deux fondatrices intègrent tout d’abord l’incubateur The Pool à Metz.
« En parallèle de notre incubation, nous interrogeons de nombreux amateurs de vin. Rapidement, nous obtenons la confirmation qu’il existe une envie d’apprendre et une réelle frustration face à la difficulté d’accès à l’éducation. Nous prenons également conscience d’une profonde frustration : les amateurs ont la sensation de tout oublier ! De ne jamais retenir ce qu’ils apprennent (le vocabulaire, le nom des cépages, la particularité d’une région…). Nous décidons alors de nous intéresser aux neurosciences, et de collaborer avec un laboratoire de recherche pour construire une approche pédagogique qui facilite l’ancrage des connaissances dans le temps, autrement dit qui permette un apprentissage durable », détaille-t-elle.
À l’automne 2025, les deux entrepreneuses accèdent à la finale régionale du concours Be a boss Women Tour, prix de l’innovation féminine Grand Est.
Quelques mois plus tard, Vino Master rejoint Bernard Magrez Start-Up Win, le premier incubateur dédié au monde du vin, de la bière et des spiritueux, à Bordeaux
Dans sa nouvelle vie d’entrepreneuse, Émilie mesure l’importance du réseau. « En sortie d’école j’ai peu fait jouer mon réseau. Désormais, je mesure la force du réseau ESSEC Alumni et je mesure à quel point les échanges avec d’autres membres sont précieux.»
Mentorat, échange de premières expériences, Station F… elle s’intéresse aujourd’hui de près aux dispositifs ESSEC Alumni à destination des entrepreneurs.
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